C'est comme ça que ça commence, avec Little Kook. On ne le cherche pas. On tombe dedans
On ne cherchait pas Little Kook
On se promenait dans Monastiraki sans vraiment savoir où on allait quand quelque chose a attiré notre regard. Des citrouilles géantes suspendues au-dessus de la rue. Des sorcières accrochées aux façades. Des guirlandes qui tombaient des fenêtres comme une pluie lumineuse. On s'est arrêtés net.
Ce qu'on a vécu
On a attendu quelques minutes avant d'avoir une table ; une table minuscule, coincée entre un lustre en forme de pieuvre et un mur recouvert de miroirs brisés. On s'est assis dans cet excès délibéré avec un sourire qu'on ne contrôlait plus vraiment.
Le chocolat chaud était épais comme une promesse d'enfance. La pâtisserie trop belle pour être mangée, mangée quand même. On est restés bien plus longtemps que prévu, pas parce qu'on attendait quelque chose, mais parce qu'on n'avait simplement pas envie de repartir.
Il y avait dans cet endroit une sorte de permission. Celle de ne rien faire d'important, de juste regarder autour de soi et de trouver ça suffisant.
Ce qu'il faut savoir avant d'y aller
Little Kook change de décor entièrement selon les saisons. L'automne vire au Halloween assumé, Noël devient rouge et or jusqu'à l'écrasement, le printemps transforme la ruelle en jardin suspendu. On y est allés en octobre et on regrette presque de ne pas pouvoir y retourner en décembre, juste pour voir.
La queue peut être longue. Les prix sont légèrement au-dessus de la moyenne athénienne. Et non, ce n'est pas un endroit pour boire un café comme un Athénien. C'est un endroit pour s'autoriser à s'émerveiller, et ça, on ne l'a pas vécu comme une honte.
Le mieux est d'y aller en semaine, le matin à l'ouverture. Le café se trouve rue Karaiskaki, à deux minutes à pied de la station de métro Monastiraki.
Ce que Little Kook nous a appris
On aurait pu trouver ça trop touristique, trop mis en scène. Et puis on s'est assis, on a regardé les gens autour de nous, des familles, des amoureux, des solitaires avec un livre et on a compris que Little Kook ne prétend pas être autre chose que ce qu'il est.
Un endroit qui décide, un beau matin, que la réalité mérite d'être redécorée. Et qui le fait avec une conviction tellement totale qu'on finit par y croire aussi.